Anniversaire : Interview d’anciens officiers de DAOC

1) Pouvez vous vous présenter (perso, pseudos sur daoc ou après) qu’on vous identifie

Sheila : J’ai joué plusieurs persos sur différents MMO, sur Daoc j’étais Sheila et Finliath sur Hib/Bro, Doofy sur Mid/Ys et Zatia sur Mid/Orca. Sur Wow serveur Horde/Archimonde Tarnagas.

tef hiivHiivsha : Je suis principalement identifiable sur les MMORPG avec deux personnages fétiches : « Hiivsha » pour le masculin et « Isil » pour le féminin. Sur DAoC, Hiivsha était un Eldricht spé Moon.

Hurda : Bonjour. Mon nom était Hurdazhelthom, Empathe spé sun et couturier légendaire de la guilde Les Dragons de Kalidors sur DAoC serveur Brocéliande. Je vous passe le pourquoi du comment de mon pseudo, long story.

Mon pseudo est rapidement devenu Daz, ou Dazou pour les intimes. Mes rerolls se nommaient d’ailleurs Daz, Dazh, Dazhel, Dazheul ou Creepy pour mon faucheur. C’est aujourd’hui encore sous les pseudos de Daz ou Dazou que l’on peut me croiser parfois.

2) Comment et pourquoi avez vous commencé à jouer à daoc ?

Sheila : J’ai commencé à jouer avec des copains IRL sur Mid/Ys au lancement du jeu puis j’ai voulu découvrir Hibernia et j’ai rejoint Brocéliande.

Hiivsha : Disons qu’à l’époque, en janvier 2002, il n’y avait pas pléthore de MMORPG traduits en français. J’insiste sur ce dernier point. Je venais de Mankind auquel je jouais depuis 1999 lorsque l’ADSL illimité est arrivéz en Région Parisienne où j’habitais alors, mais le jeu avait connu de gros déboires techniques suivi d’une perte de sa base de données et donc d’une réinitialisation totale du jeu. Je venais donc de le quitter lorsque DAoC est sorti en français. Son histoire de fantastique-médiéval tranchait avec le jeu spatial de Mankind et je me suis laissé tenter.

Hurda : C’était en 2002, je crois. Un soir, un ami me racontait ses exploits sur le MMORPG Ultima Online, j’étais fasciné. Un autre ami me raconta plus tard ses parties de pêches endiablées sur Everquest. C’est ce jour là que j’ai craqué et souhaité franchir le pas du jeux de rôle en ligne.

J’ai choisi DAoC comme on choisit un paquet de gâteau au rayon biscuit du supermarché; c’est à dire à l’étiquette par son visuel et par ce qu’elle veut bien nous dire du produit sans avoir la moindre idée du goût que cela aura. J’ai donc commandé mon exemplaire sur un site en ligne. Une fois le paquet livré je me souviens avoir passé la nuit à de me demander quel royaume et quelle classe j’allais jouer tout en parcourant la notice. Je me suis rapidement décidé pour Hibernia ayant une affection particulière pour la culture Celte. Pour la classe je voulais jouer un mage, de fait j’ai longuement hésité avec l’ombre qui était présentée comme « un puissant sorcier » mais aussi pour l’empathe, le côté contrôle des esprits me plaisait beaucoup. Je me suis heureusement dirigé sur l’empathe quand bien même la description ne correspondait pas vraiment avec l’idée que je me faisais d’un mentaliste. Pour l’anecdote, j’ai longtemps réfléchi avant de choisir la spé sun. Je fit ce choix pour la possibilité de prendre le contrôle de mobs et en faire des pets. A l’époque c’était au tic et à chaque tic le contrôle du pet était à nouveau tributaire d’un roll (des cycles de 2 secondes je crois bien). Autant dire que c’était plus au hasard la chance que l’on confiait la peau de notre avatar lorsque je prenais le contrôle d’un mob bien orange. Mais c’était putain de fun. Bref, le fait est que je n’ai jamais, jamais respé et j’en tire une certaine fierté. La spé de mon empathe lui collait à la peau, elle était une partie intégrante de sa personnalité. La respé m’aurait donné un étranger, ce que je ne voulais pas. (ps d’enzo : même remarque sur mon eldritch spe sun).

3) Quand et comment êtes vous rentrés dans la guilde ?

SSHOT239Hurda : C’était en 2002, je crois bien. J’étais un noob au sens propre. Un vrai de vrai. Première expérience sur un MMORPG et fraîchement débarqué sur DAoC. Je découvrais tout un monde avec ses codes et ses coutumes et y étais totalement étranger. Pour vous donner une idée je ne maîtrisais pas du tout la lecture et la production des smileys, c’est vous dire. Et les acronymes et autres mots jargonnants j’en parle même pas.

J’étais lvl 24 environ et je cherchais désespérément un groupe pour aller faire un peu d’xp en bonne compagnie et de manière beaucoup plus sûre et efficace qu’en solo. C’est par le plus grand des hasards mais aussi avec force politesse et formule rôle play (j’étais très RP à mes débuts) que j’ai pu intégrer un groupe pex aux Poukas. Ce groupe était au demeurant très sympathique c’est à dire que le tchat était largement utilisé et riche en conversation. Bref, on ne voyait pas le temps passer. Parmi les membres du groupes se trouvait une certaine Legolasie, championne de son état. Nous avions auparavant sympathisé lors d’une précédente séance de pex. Je pense qu’elle appréciait mes talents de mage spé sun mais aussi mes soins qui nous ont sorti de la panade plus d’une fois (un mage qui soigne son groupe ? OMG !). Mais entre notre première rencontre et ce jour, Legolasie avait rejoint la guilde des Dragons de Kalidors. A la fin de notre longue session de pex elle me proposa de venir rencontrer le chef de la guilde lors d’une réunion qui devait justement se tenir le soir même. Le soir venu donc je suis venu me présenter au rendez-vous et c’est là que j’ai rencontrer leur chef, Enzolior. Je fus recruté ce soir là et restais  membre de la guilde jusqu’au bout de mon aventure.

Sheila : J’ai rejoint la guilde tout naturellement, j’ai toujours eu l’impression d’en faire partie, même à mon arrivée, c’est ça la grande force de cette guilde. J’ai croisé Enzo avec sa sentinelle Elveaa à la sortie de Tir Na Nog, je venais de débarquer sur ce royaume après mon départ de Ys et nous avons rapidement sympathisé. Avec Sheila, j’avais décidé de faire un personnage Roleplay et Enzo étant déjà un habitué du roleplay, les Sisterslove sont nées.

Hiivsha : De mémoire, très vite. Au début de mars 2002, après avoir rencontré un Enzolior errant qui venait de proposer à mon fils de 13 ans (Heriiksha – druide) de le rejoindre quelques jours auparavant. La guilde était alors naissante.

4) Pouvez vous décrire l’ambiance et l’identité de la guilde de l’époque daoc ?

Sheila : Mon ressenti est que la guilde se voulait comme une famille et le jeu n’était qu’un moyen de réunir des personnes différentes dans une communauté, d’ailleurs la communauté n’a aucun mal à migrer vers de nouveaux horizons.

sshot322Hurda : La guilde tournait grâce à un chef, Enzolior et à un noyau dur d’officier. J’ai toujours aimé le fait qu’il y ait un seul capitaine à bord. C’était important pour moi (et pour mon RP). J’ai également rapidement accroché avec certains officiers et eu le sentiment d’être relativement vite intégré encore fallait-il faire mes preuves, ce qui est bien normal. Chaque officier avait un rôle, une mission au sein de la guilde. On sentait qu’il y avait beaucoup de bonne volonté, de l’ambition et, c’est important, s’en trop se prendre la tête. Fun et bonne entente avant tout. J’étais conquis.

Je suis arrivé à un moment où la guilde était encore relativement jeune. Elle allait par la suite entamer une longue période d’expansion et ainsi se faire un nom grâce, je le pense, à son éthique et à son honnêteté et à l’aura de certains membres (que ce soit sur la scène PvE, PvP ou le craft). Enzolior était très actif sur la dimension diplomatique, il dialoguait beaucoup avec les autres grosses guilde (Tempest et Les Protecteurs d’Hibernia entre autres). Cela permettait d’agir en nombre et de participer à des opérations qui m’ont laissé un souvenir impérissable : dragon, prise de rk, Galladoria, les Abysses, …).

En résumé, c’était une guilde à l’ambiance familiale composée d’un noyau dur certes mais où tout le monde avait sa place. Il y avait tous les âges même si la majorité était autour de la vingtaine. La maturité des membres a jouée un rôle important. Il y en avait pour tout monde et pour tous les profils que l’on soit casu ou gamer acharné, que l’on soit fan ou pas de PvE et de PvP. C’était à mon sens l’une des forces de la guilde que de tolérer plusieurs façon d’appréhender le jeu. On faisait en sorte d’intégrer les membres autant que possible et de tous se connaître. Quand bien même, malgré cette volonté jugée par certaines guildes comme un peu trop “gentillette” cela ne nous empêchait pas d’avoir voie au chapitre et d’être impliqué dans la vie du royaume, de peser.

Hiivsha : C’est très vite devenu une « famille de jeu ». Enzolior a toujours été un maître de guilde très mesuré, patient, plutôt paternaliste, à l’opposé des « tyrans » que d’autres guildes comptaient.  La devise de la guilde, « Fun et amitié » résume parfaitement cette ambiance. Nous faisions des réunions régulières en jeu et des IRL sur Paris. C’était « magique ».

5) Comment était organisée la guilde et quelles étaient ses activités ?

Sheila : Enzo est un leader charismatique et surtout humain, il était le point central de la guilde. Il dirigeait la guilde en accord avec les officiers mais aussi les joueurs, il organisait la plupard des events et chacun avait sa place, personnes n’étaient laissé de côté, c’était la force de l’organisation des activités de la guilde, sortie PVE, RVR, sessions XP, etc.

Hiivsha : Je me suis occupé dès l’été 2002 de son organisation extra-jeu pour la rendre visible sur Internet en achetant et en hébergeant son nom de domaine grâce à un site « fait main » à l’époque, hormis le forum pour lequel j’avais déjà opté pour phpBB.

Nous jouions beaucoup ensemble et les réunions régulières permettaient de mieux nous connaître et d’avancer en groupe en discutant de ce qui allait ou pas. Nous étions sur un serveur PVE mais dès que nos personnages eurent atteint le niveau maximum, à la fin de l’été 2002 en ce qui me concerne, nous avons effectué régulièrement des raids en zone de guerre ou nous faisions des donjons.

SSHOT025Hurda : J’ai un peu répondu à cette question dans la précédente. Je ne vais pas revenir sur ce qui a déjà été dit. Je peux juste rappeler le fait qu’Enzolior était le chef incontesté mais qu’il savait s’entourer avec soin. Les officiers étaient choisi de façon pertinente, il y eut bien sûr quelque désillusions mais dans l’ensemble les officiers étaient très soudés et solidaires. Chacun apportant sa petite pierre à l’édifice.

Au niveau des activités nous étions partagé entre les sorties de type PvE et celles de types PvP. Enzolior faisait en sorte de satisfaire un peu tout le monde, ce qui était loin d’être évident : « pas assez de ci, trop de cela ». Impossible de contenter tout le monde.

Concrètement la guilde organisait des sorties pex pour les plus jeunes et surtout des sorties pour le stuff dans les donjons les plus convoités. Comme je l’ai dit, nous nous associons parfois à d’autres guildes pour les sorties les plus ambitieuses.

Côté PvP je me souviens particulièrement des sorties reliques, le coeur de DAoC si je puis dire. C’était tout simplement le pied ultime, même si cela se finissait parfois au sommet d’une tour en carpette foulés par les gros orteils des War Legend.

Il ne faut pas oublier toutes les activités que je qualifierai de sociale, je prendrais pour cela le craft en exemple qui occupait une place importante pour moi. Avec l’apparition de l’arcanisme et de l’alchimie, mon boulot de couturier suscita du jour au lendemain beaucoup d’intérêt de la part des guildmates et pas que. Je me faisais une joie de stuffer les ombres de la guilde et de leur sortir le 100%. A côté de cela je faisais en sorte de faciliter la vie des apprentis crafteur : bourse, prêt de matos, conseils. Je pourrais également parler des réunions de guilde qui étaient d’une importance cruciale, tout simplement le socle des Dragons de Kalidors même si nous affichions complet que très rarement. Enzo organisait aussi parfois des soirées jeux, on faisait des trucs et des machins imbitables dans un MMORPG mais tellement fun : course, duel et j’en oublie.

6) Qe que vous avez aimé et moins aimé

Hurda : J’ai aimé partagé un moment d’histoire avec une guilde que je n’ai jamais quitté. Il y a eu des hauts et des bas, des ententes et des mésententes. J’accorde une grande importance à l’histoire et ce que j’ai vécu avec les DK fait partie de mon histoire personnelle. Cela fait partie de moi.

Dans les moins c’est difficile à dire. Je pense que c’est surtout lié à la tournure que prit DAoC au fil des patchs. New Frontier me perturba. Déjà Trial of Atlantis c’était pas tip top. De facto l’ambiance, ou plutôt mon ressenti vis à vis de la guilde fut impacté et je me suis petit à petit détaché du jeu. Si je devais chercher la petite bête je dirais qu’il y a eu des périodes plus ou moins agréables. C’était très lié aux arrivés et aux départs de membres influents. Comme on dit : les meilleurs partent les premiers et on ne sait pas qui on va avoir ensuite.

Sheila : J’aimais l’aspect communauté de la guilde et son côté famille sans prise de tête, on avait envie de se retrouver le soir pour se détendre de nos journées stressantes.

Hiivsha : Je dirais que 2002/2003 a été l’âge d’or de la guilde pour ce qui me concerne. Petite équipe, excellente ambiance. Par la suite, la guilde a grossi et cet aspect s’est un peu dilué dans le nombre même si Enzo a toujours veillé à ce que chacun s’y sente chez lui en gérant au mieux les difficultés provoquées par les égos de certains comme ça arrive partout. C’était d’autant plus important que DAoC n’avait pas vraiment de contenu de jeu solo ni d’histoire comme actuellement en ont les jeux. Le groupe était donc essentiel pour pouvoir « vivre quelque chose » en terme de rôle-play.

7) Des souvenirs que vous voudriez partager ?

Sheila : Mes meilleurs souvenirs sont les sorties en petite comité et ma rencontre avec Enzo à Paris.

Hurda : On vous a déjà raconté le coup du pull de zone par Enzo dans les mites de Lough Gur à proximité de Innis Carthaig ? 😉

Ou encore la fois où Enzo, maître de cérémonie d’un mariage réunissant beaucoup de beau monde, s’est fait backstab par un Koby en plein discours ? xD

Plus personnellement, je retiens surtout des noms, des conversations, des échanges avec beaucoup de membres DK. Et quelques visages du fait des IRL. La liste est longue, je ne vais donc citer personne mais je tiens à dire que tous ces gens ont participé à la personne que je suis aujourd’hui. DAoC et les DK fut avant tout pour moi une aventure humaine qui m’apprit beaucoup de choses sur moi même et pour cela j’en garde un souvenir encore aujourd’hui très vif, et, je dois l’avouer, quelque peu nostalgique.

Mais un souvenir me revient en particulier (attention c’est un MyLife) :

C’était un matin, je venais d’être recruté par Enzo. J’étais tout frais, tout naïf et, je l’ai dit, branché RP. Ce matin là je me rendais seul à Spraggon Den, un donjon pour les lvl 20 à 25. J’aimais bien jouer le matin car il n’y avait pas grand monde et l’ambiance était généralement très détendue et zen, ce qui est parfait pour tabasser du mob. Rappelons que ce donjon n’était pas instancié.

Bref, je pénètre dans le Den, c’est une sorte de tunnel qui débouche sur une grande cavité. Depuis cette salle on peut déjà puller quelques spraggons à la fraîche et sans prise de tête. J’arrive donc dans cette salle et c’est là que je découvre qu’un perso est déjà là en train de pexer tranquillement. C’est une enchanteresse spé enchantement (spé pet tout aussi rare que pas très bien vu à l’époque). Elle est assise dans un coin bien peinarde et c’est son pet qui fait tout le boulot. Limite elle peut être AFK et laisser bosser le zélote. Je remarque surtout que c’est une DK, je reconnais l’emblème sur sa cape. Moi je n’ai pas encore d’emblème car je suis pas bien riche et se payer cela représente un certaine somme pour moi (et pour l’anecdote il était rare que je porte l’emblème lui préférant la sobriété d’un cramoisi, au grand désarroi d’Enzo. Mais lors des sorties guilde je faisais souvent un effort). Je consulte viteuf la liste des membres de la guilde et constate qu’elle est officier, diantre ! je vais devoir faire bonne impression. Et puis son nom me plait bien et c’est une elfe comme moi. Je suis intimidé. Je sors donc ma plus belle courbette (/bow) et la phrase qui va bien avec à base de « salutations gente dame ». Elle n’était pas AFK car elle me répondit rapidement et de manière assez nonchalante par un simple « Bonjour ». Et ce fut à peu prêt tout, je crois.

Un peu dépité et me sentant un peu nul je parti dans les bas-fonds du Den prêt à casser du mobs et bien décidé à gravir les échelons (et bouffer de l’xp) afin qu’un jour peut-être moi aussi je devienne officier des Dragons de Kalidors et qui sait, je pourrais connaître un peu mieux cette charmante personne. Cette enchanteresse c’était Solexxine. Aujourd’hui elle partage ma vie depuis 10 ans et c’est la mère de mes deux enfants.

Hiivsha : C’était mon 2e MMO et mon 1er MMORPG puisque dans Mankind, seul le vaisseau représentait le joueur. Je me rappelle mes première connexions à DAoC le soir, où j’étais quasiment terrorisé à l’idée de me retrouver avec d’autres joueurs qui pouvaient me « parler ». Le fait par la suite d’appartenir à un groupe m’a évidemment aidé à surmonter cette « nouveauté sociale virtuelle ».

Et je dois dire qu’aller à la première IRL à Saint-Michel m’a énormément coûté d’effort parce que je ne suis pas vraiment quelqu’un à l’aise en société. Et j’en garde un splendide souvenir !

8) Comment s’est finie, ou pas, l’aventure DK pour vous

Sheila : L’aventure s’est finie un peu par hasard avec le besoin de retourner sur Midgard et une reroll session avec des membres de la guilde et d’autres joueurs. Généralement, les reroll sessions duraient une semaine voire deux grand maximum et là la sauce a bien prise et nous avons tenu bon.

Hiivsha : C’était en 2004 soit après deux ans de jeu. J’ai décroché DAoC avec les « master levels ». Le jeu est devenu alors trop « technique » ou trop hardcore. Je ne suis pas un joueur de PVE HL. Et j’ai fini par me lasser de passer des heures en jeu pour répéter toujours les mêmes boss, les mêmes donjons… Comme par ailleurs, je ne suis pas non plus un joueur PVP, il me fallait un jeu nouveau avec une histoire nouvelle.

Début 2005, une partie de la guilde est allée sur World of Warcraft et j’ai suivi. Mais très vite, le groupe s’est délité sur ce jeu, les gens n’ont pas accroché. Je me suis retrouvé plus ou moins seul dans un monde PVP et à la fin de l’été 2005 j’ai quitté WOW.

J’ai continué à suivre les exploits des DK puisque j’ai hébergé et maintenu site et forum jusque vers 2013, année où j’ai transmis le nom de domaine et donc le flambeau à d’autres.

Mais je reste moralement très attaché à ma première guilde de jeu on line !

Hurda : Je pense avoir répondu à cette question. On va dire qu’il y a eu pas mal de changement dans ma vie IRL et que cela s’est traduit par la fin de mon aventure DAoC et par la même de mon aventure DK.

9) Avez vous participé aux aventures sur d’autres mmo (wow, gw2 , war)

Sheila : J’ai joué à WoW jusqu’à la sortie de Lich King mais pas avec les Kalidors. Mais je n’ai jamais retrouvé le plaisir que je prenais sur Daoc.

Hurda : Non. En tout cas pas vraiment. J’ai pas mal joué à WoW mais pas chez les DK. J’avais besoin de partir voir ailleurs et puis, si je me souviens bien, la guilde avait décidée d’aller sur Archimonde, et je ne voulais pas aller sur ce serveur. Beaucoup plus tard j’ai et de manière involontaire j’ai retrouvé certains DK sur Final Fantasy XIV mais je n’ai pas du tout accroché au jeu et je n’ai pas retrouvé l’ambiance DK que j’avais quitté. Je n’accuse personne, c’est le temps qui passe, tout simplement.

Hiivsha : Comme je l’ai dit, un peu sur WOW puis une tentative de retour avec les DK sur WAR en septembre 2008. Mais tout allait beaucoup trop vite pour moi. C’était une course au leveling que je n’ai pas pu suivre. J’ai abandonné.

10) Que pensez vous de l’évolution de la guilde ?

Sheila : Elle est toujours là et prospère sur d’autres contrées, je pense que l’esprit doit être toujours présent car quand je vois les posts sur le blog et le forum, je le retrouve.

Hiivsha : Si la guilde perdure dans le temps, c’est qu’elle a su conserver avec Enzo une ambiance qui plaît. Pour ma part, n’étant ni un joueur PVP ni PVE HL, il est évident que les aventures en guilde ne me sont plus vraiment nécessaires dans la mesure où beaucoup de MMORPG ont à l’heure actuelle un contenu solo suffisant pour me distraire. Par ailleurs, mon mode de jeu dans la journée et peu le soir, à petite dose, n’est désormais guère compatible avec les longues soirées de groupe de vingt heures à une heure du matin voire plus.

Hurda : Je ne peux répondre à cette question n’ayant plus de rapport direct avec la guilde. Je suis encore parfois en contact avec Enzolior via les réseaux sociaux mais c’est tout. Je peux simplement dire que je suis impressionné par la longévité de la guilde et que quelque part, connaissant Enzo, cela ne m’étonne pas.

11) Continuez vous à jouer aux jeux en ligne ?

Sheila : Je joue un peu à Minecraft avec mes enfants, à Dayz Epoch avec ma communauté mais sinon je suis un peu orphelin de jeu où j’ai envie de m’investir.

Hurda : Non ou très peu. Je suis toujours un gamer mais quasi exclusivement sur du offline. J’ai pas mal joué à Star Wars the Old Republic mais je me lasse vite des MMORPG dorénavant. Je n’ai jamais retrouvé la magie de DAoC et je crois que rien ne remplacera ce jeu. Ceci dit je joue parfois à des jeux du type World of Tank, mais il n’y a pas de monde persistant ce qui fait tout le sel d’un bon MMORPG sans parler de la communauté qui est exécrable.

Hiivsha : Oui, mais en solo. L’exemple type, ce sont les nombreuses années passées avec SWTOR auquel je joue toujours… en solo après avoir vu la guilde RP que j’avais créée (RSS-DEFIANCE) décliner rapidement pour un manque d’intérêt de la part de ceux avec qui je l’avais montée.

Avant SWTOR, j’avais passé 3 ans avec « Les Loups du Vanaheim » sur Age of Conan, très belle guilde RP dont j’avais repris les rênes après la défection de l’équipe initiale trois mois à peine après le lancement. Là encore, une déception de ceux qui avaient tant attendu le jeu.

J’ai aussi joué dans le désordre et en terme de MMO à Anarchy Online, Ryzom, Planet Side, GuildWar2, TESO, The Secret World, Pirates of the Burning Sea, LOTRO, Warhammer… mais à chaque fois, pas très longtemps.

Je n’ai de fait jamais retrouvé la même chose que du temps de DAoC qui reste pour moi le vrai tout premier jeu MMO de ma vie… Et comme on dit, seule la première fois compte

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